Les Achats sont morts ! Longue vie aux Achats !

Les Achats sont morts…

On entend parfois dire que les Achats sont morts, qu’ils ont été condamnés, ensevelis, abandonnés. Il n’y a plus besoin d’acheteur. Internet et les SI Achats ont tué les acheteurs…

…longue vie aux Achats !

Cependant, une nouvelle ère arrive, et les Achats mèneront cette nouvelle ère. Mais ce ne sera pas les Achats de l’ancien temps, où les acheteurs sont assis dans des salles obscures à commander des choses par-ci par-là, à traiter des montagnes de papiers, à envoyer des demandes par fax, et à comparer des résultats dans des tableurs.

Ce sera les nouveaux Achats, où les principaux analystes équipés d’intelligence décisionnelle prendront des décisions qui non seulement réduiront les coûts, mais augmenteront également la qualité et la fiabilité à travers les lignes de produits et services. En outre, ces analystes accroîtront la valeur de chaque décision prise.

Ces principaux analystes fusionneront l’intelligence de marché des matières premières et des marchandises (denrées alimentaires, métaux, pétrole, etc.), le crédit et les risques fournisseurs (Dunn & Bradstreet, Bureau van Dijk, CreditSafe), les fournisseurs RSE (EcoVadis et Sedex Global), les auditeurs tiers, et ainsi de suite ; ils intégreront ces données dans des coûts importants et des modèles de risque ; et ensuite ils les compareront entre les fournisseurs afin de déterminer le coût réel de chaque produit et fournisseur d’un point de vue organisationnel.

Ils seront en mesure de prendre des décisions qui concilient le coût, le risque et la qualité, mais aussi l’innovation fournisseur.

Mais ceci n’est seulement qu’une partie de ce que feront ces principaux analystes. Ils auront aussi un aperçu des meilleures pratiques et des processus à travers la chaîne d’approvisionnement, ils auront également une vision des meilleures pratiques et des processus qui peuvent aider chaque unité organisationnelle.

Un rôle d’analyste spécialisé prescripteur

Ces analystes définiront la catégorie, le fournisseur, et même les stratégies de la chaîne d’approvisionnement, pour enfin les exécuter de manière intelligente – à commencer par les dépenses et l’analyse basée sur la valeur, en continuant avec la quête du bon fournisseur et information produits, suivie par la bonne stratégie d’appel d’offres et de récompense pour la situation à portée de main (que ce soit multironde RFX, e-Auction, renégociation avec le titulaire, etc.).

Cela pourrait même inclure une refonte de la chaîne d’approvisionnement, et conclure avec une récompense contractuelle destinée à un ou plusieurs fournisseurs, qui sera gérée par le cycle de vie du contrat. Jalons pour les certificats, certifications et examens seront établis et complétés.

Les ordres d’achat seront régulièrement réexaminés pour une meilleure exhaustivité et exactitude. Le rendement sera surveillé et, si nécessaire, des plans d’action correctifs seront mis en place et exécutés.

Une place grandissante pour le SRM

Enfin, la gestion de relation fournisseur (SRM) avec les fournisseurs stratégiques prendra une place importante. Les process tactiques et la collecte de données seront automatisées autant que possible de sorte que seules les exceptions seront traitées selon les besoins. Plus de temps sera disponible pour l’éducation, les meilleures pratiques, le fournisseur, ainsi que le développement et l’amélioration des Achats.

Les Achats seront à l’écoute des besoins des principales parties prenantes, ils synthétiseront ceux-ci en un tout cohérent, et s’assureront qu’ils soient bien alignés avec les objectifs de l’entreprise. Le but est de s’assurer que le bon achat – pas forcément celui qui a le plus bas coût ou qui est le plus facilement disponible – est exécuté à chaque fois.

Et l’on va continuer à progresser dans les outils, les technologies, les méthodologies et les innovations que les Achats utiliseront pour former de nouveaux Achats, afin de remplacer l’Achat du XXème siècle, qui a finalement été enterré.

 

Source : Sourcing Innovation